Nicolas Charles GUYON, le malchanceux

Nicolas-Charles GUYON
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Nicolas Charles GUYON n’est pas un de mes ancêtres directs mais le premier mari de mon arrière grand-mère, Marie-Augustine FERRY.

Il est le 7éme enfant du couple Joseph GUYON et Odile MORCEL.

Il exerce ensuite les professions d’ouvrier agricole et de sapeur-pompier.

L’impossibilité d’avoir des enfants

Nicolas Charles Guyon et Marie Augustine Ferry
Collection personnelle

Il effectue ensuite son service militaire et arrive au 39éme régiment d’artillerie à Toul (54), le 15 novembre 1899.

Pas de problème à signaler. Il obtient son certificat de bonne conduite.

Il se marie le 13 février 1909 à Crion avec mon arrière-grand-mère Marie-Augustine FERRY.  C’est la veille de son 31éme anniversaire.

Il participe à des exercices militaires au 8éme régiment d’artillerie début novembre 1909 à Commercy. S’ensuit une période de malchances qui ne s’arrêtera qu’à la mort de Nicolas Charles.

Le 17 janvier 1911, Nicolas Charles et Marie Augustine sont heureux car un enfant est sur le point de naître, mais malheureusement ce dernier ne survit pas à l’accouchement.

Une autre lueur d’espoir apparaît 3 ans plus tard, le 11 février 1914. Ce jour là,  Marie Augustine accouche de nouveau mais malheureusement le scénario se reproduit et le couple perds donc un second enfant.

La mobilisation

Le destin a malheureusement décidé que le couple n’aurait pas d’enfant car à peine le temps de se remettre de ce nouveau coup dur, la guerre éclate et naturellement Nicolas Charles est mobilisé le 2 août comme de nombreux hommes français.

Il est affecté au 6éme régiment d’artillerie à pied tout comme son frère Joseph Auguste.

Exemple d’un régiment d’artillerie à pied

Étant sapeur-pompier, Il est cependant dispensé d’une période d’exercice.

La mort des deux frères

Nicolas Charles meurt seulement 2 mois et demi après le déclenchement de la guerre, non pas en combattant, mais d’une fièvre typhoïde à l’hôpital militaire de Gray en Haute-Saône. Son corps n’a pas supporté les conditions de vie du front.

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse grave provoquant des fortes fièvres, causée par la bactérie « salmonella typhi », qui se transmet par voie fécale-orale : consommation d’eau ou d’aliments infectés.

Neuf mois plus tard, c’est le tour de son frère Joseph Auguste. Tout comme Nicolas Charles, il se retrouve à l’hôpital, mais ce dernier choisit pour fuir la souffrance, une autre option: le suicide.

Mort pour la France

Le monument aux morts de Crion

 

Nicolas Charles a été inhumé dans le carré militaire du cimetière de la ville de Gray en Haute-Saône (tombe individuelle 72, si quelqu’un passe un jour là bas pour une photographie !). Il recevra tout de même la mention « mort pour la France ».

Son frère Joseph-Auguste ayant choisi l’option du suicide pour mettre fin à ses souffrances ne la recevra pas et ne sera donc pas inscrit sur le monument aux morts contrairement à  Nicolas Charles.

Epilogue

Marie-Augustine Ferry, désormais veuve, recevra une bien maigre compensation de 150 francs en juin 1915. Elle restera veuve pendant encore 6 ans avant de se remarier avec mon arrière-grand-père Emile Meyer, veuf lui aussi et ancien zouave pendant la guerre.

Auteur de l’article : Olivier

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